La Linotte Mélodieuse
Chaque mois, Michel Brugière vous propose un article dédié aux oiseaux de notre commune.
La linotte mélodieuse
La Linotte mélodieuse, par son chant et sa présence, est bien plus qu’un simple oiseau. Elle est un symbole de joie, de liberté et de simplicité. Elle nous rappelle l’importance de savourer les petits moments de la vie, de trouver du bonheur dans les choses simples et de découvrir notre propre mélodie intérieure.
En écoutant le chant de la Linotte mélodieuse, nous pouvons trouver une connexion profonde avec notre âme et explorer nos désirs ainsi que nos aspirations les plus intimes.
Prenez un moment pour écouter son chant et laissez-vous guider par cette mélodie vers une réflexion intérieure profonde et authentique.
« Le chant de la Linotte mélodieuse est une résonance spirituelle, une harmonie qui touche le cœur de chacun, révélant la magnificence de la vie. Laissez-vous bercer par cette mélodie envoûtante ! »
Émeline Lefevre
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Linotte mélodieuse (Linaria cannabina)
Classification
- Ordre : Passériformes
- Famille : Fringillidés
- Longueur : 12 à 14 cm
- Envergure : 24 cm
- Poids : 15 à 20 g
- Longévité : jusqu’à 9 ans
Identification
La Linotte mélodieuse est un petit fringille dont le mâle, en période nuptiale, est facile à identifier grâce à son plumage. Au fur et à mesure que le printemps avance, le plumage s’use, laissant apparaître les couleurs vives sous-jacentes, en particulier le rouge écarlate du front et de la poitrine.
Souvent, le rouge de la poitrine est scindé en deux en son milieu par une bande pâle rejoignant le ventre blanc. Les flancs sont roussâtres, les sous-caudales blanches, le bec gris et les pattes rougeâtres à brunâtres.
La femelle adulte ressemble au mâle mais avec des couleurs plus ternes et sans rouge.
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Voix et cris
Le chant du mâle est une phrase musicale constituée d’une suite rapide, voire précipitée, de notes variées, certaines douces, d’autres plus dures, absolument pas stéréotypées. Le chant commence assez lentement, puis le rythme s’accélère en une succession de notes très diverses : saccadées, tintantes, sifflées, roulées, en trilles, etc.
La phrase est intranscriptible. C’est sa longueur, son rythme, sa sonorité, la variété et la tonalité des notes qui en font toute la typicité.
Habitat
La Linotte mélodieuse fréquente des milieux ouverts à semi-ouverts. Le substrat est indifférent, qu’il soit hydromorphe ou aride. La seule condition est la présence de quelques buissons pour abriter le nid et d’herbacées nourricières à proximité, même si l’espèce ne rechigne pas à effectuer des déplacements conséquents.
On la rencontre surtout en plaine, où les densités sont les plus élevées, mais aussi en altitude, jusqu’à 2 000 mètres dans les Alpes.
Pendant la mauvaise saison, les groupes hivernants fréquentent également les openfields, les champs non encore retournés et d’autres milieux riches en graines d’herbacées accessibles, passant la nuit en dortoirs dans les haies et les bosquets.
Avec l’arrivée des migrateurs nord-orientaux se dirigeant vers le sud-ouest, les rassemblements les plus importants s’observent sur la façade atlantique, notamment dans les milieux littoraux.
Bien présente dans notre commune.
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Comportement
La Linotte mélodieuse est un oiseau très mobile, comme beaucoup d’autres fringillidés. À la belle saison, mâle et femelle se déplacent ensemble d’un site alimentaire à un autre ou vers les points d’eau, en émettant de petits cris de contact.
Après la période de reproduction, dès le mois d’août, l’espèce devient grégaire et exploite les plantes à graines en rase campagne.
L’espèce est migratrice partielle : les populations du sud de l’aire sont sédentaires ou erratiques, tandis que celles du nord et du nord-est de l’Europe sont migratrices.
Ces migrations sont relativement tardives : les linottes sont observées sur les points de suivi migratoire en octobre, voire plus tard. Elles font alors halte dans les champs avec les pinsons, les verdiers, etc., où se forment parfois de très grands rassemblements.
La présence hivernale dépend fortement de l’accessibilité des petites graines dont elles se nourrissent ; une importante couche de neige peut les contraindre à fuir ou à se concentrer dans les zones encore favorables.
Le retour des migrateurs est également tardif, la majorité des individus passant en avril, voire en mai.
Vol
Le vol de la Linotte est typique des fringillidés : onduleux, résultant de l’alternance de battements rapides et énergiques des ailes et de brefs moments de repos ailes fermées. Il est direct et rapide, ponctué de petits cris.
En période de reproduction, le couple se déplace ensemble tant qu’il n’a pas de jeunes à charge.
Alimentation
La Linotte mélodieuse est une espèce granivore. Elle consomme des graines de petite à moyenne taille, provenant aussi bien d’arbres (bouleaux, aulnes), où elle côtoie tarins et chardonnerets, que d’arbustes à baies (viornes, troènes), mais surtout de nombreuses plantes herbacées.
Durant les tout premiers jours de leur vie, les poussins sont également nourris de larves d’insectes, avant de passer rapidement à un régime exclusivement granivore.
Reproduction
Les milieux de nidification sont très variés : landes (notamment militaires), pelouses, maquis, grands marais, dunes littorales, versants et coteaux enherbés, marges des milieux agricoles, haies, vergers, vignobles, plantations d’épicéas, jardins, etc.
Le retour sur les sites de reproduction est relativement tardif : de mi-avril dans le sud à fin mai dans le nord-est de l’aire de répartition.
L’espèce est monogame ; le couple formé reste uni pour la saison.
Deux nichées successives sont classiques, une troisième pouvant survenir dans le sud lorsque les conditions sont favorables. Le mâle défend vocalement un territoire assez restreint incluant le site du futur nid, ce qui permet la proximité d’autres couples et une reproduction semi-coloniale.
La femelle construit seule le nid, bas, dans un buisson dense et souvent épineux (prunelliers, ronces…). Le mâle se contente de l’accompagner en chantant.
La ponte comprend de 4 à 6 œufs pâles, parfois bleutés, légèrement tachetés de brun rosé.
La femelle assure seule l’incubation pendant une douzaine de jours. Le couple nourrit les jeunes au nid pendant environ quinze jours, puis encore quelques jours après l’envol. La femelle entame ensuite souvent rapidement une seconde reproduction, construisant un nouveau nid, l’ancien étant souillé par les fientes.
Menaces
La Linotte mélodieuse est une espèce commune et localement abondante.
Elle n’est pas menacée.
Autrefois capturée pour la consommation, comme de nombreuses autres espèces, elle est aujourd’hui protégée par la loi française.
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Et pour consulter les anciens articles :
Le grimpereau des jardins
Le rouge-gorge familier
Le pic épeiche
La troglodyte mignon
La Bouscarle de Cetti
L'alouette
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Le geai des chênes
La fauvette à tête noire
Le grosbec casse-noyaux
Le coucou gris
La chouette hulotte
Le loriot d'Europe
Le rossignol philomèle
La bergéronnette printanière
Le Martin Pêcheur d’Europe
L'hirondelle
La sittelle
Michel Brugière est né dans un petit village de Touraine au bord de la Loire. Photographe amateur passionné par l’ornithologie depuis son plus jeune âge, retraité depuis 2003, il se consacre pleinement à la photographie de cet univers.
Sa passion naît très jeune : dès l'âge de 14 ans, avec un jouet en bois de sa propre invention imitant un appareil photo "clic clac", il prenait virtuellement en photo les animaux de la ferme de ses parents à Savigny-en-Véron, en Touraine.
Dès lors, il commence à économiser pendant sa formation d'apprenti maréchal-ferrant pour s'acheter son premier appareil photo, un véritable appareil bien loin du jouet en bois !
Le temps passe et sa passion se renforce. Il devient pompier professionnel à Rambouillet; la photographie animalière devient alors pour lui une respiration, un moment pour changer d’air, se ressourcer, et s’imprégner des couleurs et des odeurs du monde vivant.
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"J'adore les milieux sauvages, marais, roselières, forêts, sentiers isolés et parfois les pelouses calcicoles pour photographier quelques orchidées et autres fleurs sauvages. Mon souhait, à travers mes prises de vues, est de partager l'existence des animaux, de souligner la beauté des plumages et de saisir l'instant d'une posture. Ma passion va bien au-delà d'un simple amusement aujourd'hui.
Je pourrais vous en parler pendant des heures, de mes souvenirs de prises de vues et de mes attentes interminables pour capturer l'image parfaite.
Des anecdotes, j'en ai plein ma besace : du martin-pêcheur au tétras lyre, en passant par le guêpier d'Europe et bien d'autres ; des levers à l'aube aux longues heures d'attente, des émotions extraordinaires...
Aujourd'hui, pris dans les filets de ma curiosité et de la beauté, je continue d'arpenter les chemins d'Eure-et-Loir et d'autres coins de France et vous propose de voyager avec moi à travers ces chroniques"
